vendredi 9 mai 2014

GERARD MANSET : ANIMAL ON EST MAL

C’était en 1968, en mai plus exactement, alors que les barricades étaient dans Paris et que les étudiants faisaient la révolution au quartier Latin, une drôle de chanson passait en catimini à la radio « Animal on est mal » d’un certains Gérard Manset !  46 ans plus tard, Manset est toujours là, riche d’une carrière des plus incroyables de la musique d’ici avec 20 albums au compteur, tous superbes.

Durant toutes ces années Manset est passé deux fois à la télévision et n’est jamais monté sur une scène (bien que nous en rêvions). Il a sorti des albums comme des cartes postales de ses voyages à travers le monde, principalement en Asie, exposé ses peintures et ses photos, publié des livres mais a toujours fui les média !
Pourtant Manset a fait des émules, de Dominique A à Bertrand Cantat en passant par Gaétan Roussel ou autre Francis Cabrel en passant par Raphaël,  tous revendiquent l’influence du pianiste, auteur, compositeur sur leur manière d’écrire ou de composer de la musique. Ce ne sont pas les seuls,  avec un marché du disque en pleine crise Manset fût un des rares à connaitre toujours le succès et vendre 100 000 disques à nous, ses fidèles ! Un personnage discret mais déterminant dans une scène Française bien trop « scolaire ».

A la fin de l’été Manset s’est rendu au studio de la grande armée et entouré d’une bande de fans (Raphael donc mais aussi les Belges de DEUS, Axel Bauer ou l’Americain Mark Lanegan) il a réenregistré ses titres les plus emblématiques. Le résultat est époustouflant !


Certains vous diront qu’il s’agit de la musique pour les Inrocks, Libé ou Télérama, qu’ils se aillent se faire foutre. Manset est un grand, et c’est en écoutant cette version 2014 de « Animal on est mal » que vous aussi vous en serez persuadé !  



THE DOORS: BREAK ON THROUGH TO THE OTHER SIDE

Les Doors! Tout a été écrit dit sur eux, l’un des plus grands groupes de l’histoire ! Pour ma part j’ai rencontré les Doors un soir au début des années 80, quand mon frère ainé me fit écouter le groupe en me disant « écoute ça, tu seras moins con après ! ». Admirez la poésie du frérot ! Pourtant avec le temps je dois dire qu’il avait raison ! 

Tout le monde connait l’histoire de cette bande de copain de l’UCLA, en section cinéma, qui décida de fonder un groupe au mois de Juillet 1965. Il y a là Ray Manzarek, clavier expert, l’incroyable guitariste Robbie Krigger et le batteur génial John Desmore. Trois musiciens extrêmement doués qui vont offrir à leur chanteur une bande son quasi parfaire : j’ai cité Monsieur John Morrison himself !

Les pieds dans le sable et la tête dans les étoiles (avec un détour avec des acides, très à la mode à l’époque) ils réinventent la musique : ils jouent du rock, du blues, du jazz, du flamenco avec une facilité et une technique déconcertante. Sur ce flot continu, Morrison place ses textes très personnels.

 Ah les textes de Morrison !  Combien de livres, de thèses et de conférences ont été proposés pour les expliquer ? On dira juste qu’il aimait les symbolistes, les poètes Français de la fin du 19 éme siècle, le Bauhaus, l’Allemagne de Weimar, Céline et la psychanalyse (entre autre…) et que cela se ressentait.
Ils  écrivent  des chansons devant la mer, puis dés la rentré 65 ils se lancent sur le circuit des clubs de LA. Rapidement le groupe se fait connaitre, à tel point que le président de Elecktra Records, le légendaire Jack Holzman se déplace en personne pour recruter le groupe.


La suite est célèbre : sous la direction de Paul Rotschild le groupe enregistre en sept jours un des plus grands albums de l’histoire, « The Doors. » « Break on through » est le morceau qui ouvre l’album, un morceau ou le rock et le psychédélisme se bouscule, un morceau de bravoure ou Morrison appelle à aller de l’autre côté, à refuser le monde « normal », à s’enfuir vers un imaginaire ou l’amour est roi. Un morceau exceptionnel qui 45 ans après sa création n’a rien perdu de sa magie et de sa force ! 


VELVET UNDERGROUND: I’M WAITING FOR MY MAN

Le 23 Août 1970 dans un petit club de Long Island une histoire prenait fin ! Lou Reed jouait là son dernier concert avec le Velvet Underground, il ne serait pas du voyage prévu le lendemain à Boston. C’était la fin d’une histoire qui avait commencé quatre ans plus tôt  quand deux étudiants New Yorkais (Lou Reed donc et le guitariste Sterling Morrisson) s’étaient acoquinés avec un prodigue Gallois (John Cale) et avec la sœur de l’un de leur condisciple à la batterie (Maureen Tucker) pour créer un groupe novateur. Une fille à la batterie, quelle histoire !  A l’époque aucuns groupes n’auraient accepté ça, mais dans tout les cas aucuns batteurs n’auraient voulu jouer avec le Velvet. Il aura suffit que leur premier batteur, Angus Mac lise, trouve un roman de gare porno sado maso « The story of the Velvet Underground » pour qu’ils y trouvent un nom à leur hauteur et c’était parti.

Au-delà de tout ce que l’on a pu lire ou dire sur eux il faut juste savoir que le Velvet (enfin Lou Reed surtout !) allait tout inventer ! Ils entrèrent dans la musique comme on entre dans une soirée ou l’on n’est pas invité, en fracassant les plus beaux bibelots de la maitresse de maison. Ils créèrent le punk, inventèrent la new wave !   Ils furent les premiers à revendiquer l drogues dures et bisexualité avec une assurance … tranquille !
Certains essayèrent de s’accrocher à l’histoire : Andy Warhol artiste producteur New Yorkais mondain qui ne savait pas qu’il tenait là son principal succès ou Nico, chanteuse et belle plante Berlinoise qui fût rapidement dépassée par la folie des membres du Velvet !

Le groupe dura le temps que dura leur jeunesse (dont ils comptaient largement profiter)! Mais les égos et la tyrannie de Lou Reed fit des victimes, après Nico ce fût John Cale fût qui débarqué au bout de trois disques essentiels avant Warhol décidément pas assez dangereux pour ces jeunes fous.


Comme le dit le poête chanteur Eliott Murphy sur la pochette de réédition de leurs disques « ils ne vendaient pas beaucoup de disque mais ceux qui en achetaient un, fondaient un groupe le lendemain ! » Ils furent nombreux à travers le monde, particulièrement en Europe à poursuivre l’aventure là ou disque du Velvet les avaient interpellés ! Et aujourd’hui beaucoup de ce que l’on entend, lisons ou voyons doit beaucoup à la folle jeunesse des membres du Velvet. Ecoutez c’est juste sublime et génial, c’est juste le Velvet Underground !


THE ROLLING STONES: SYMPATHY FOR THE DEVIL (LIVE)

A la question pourquoi mettre “Sympathy for the Devil” en live, je vous répondrai qu’il s’agit des moments de grâce de la carrière des Rolling Stones.

« Sympathy for the devil » est le moment ou les Stones vont atteindre, selon moi, une de leurs apogées artistiques. Enregistré en Juin 1968 à Londres, les sessions ont été filmées par Jean-Luc Godart dans le cadre du film documentaire « One+One ». L’ensemble des Stones est présent, mais comme on le voit dans le film, c’est Keith Richard qui prendra en main les opérations en passant d’un instrument à l’autre avec un talent et une dextérité sans pareil.  

« Sympathy for the devil » est construit comme un rock classique avec une montée des instruments, qui virera peu à peu sur une Samba. Pour les paroles Jagger, s’inspira d’un roman de Mikhail Bulgakov  « le maitre et la marguerite » ou il énumère une série d’acte que le diable veut ou a fait. 

Ce fût le chant du signe pour le compositeur et co fondateur du groupe Brian Jones. Défoncé par l’alcool et la drogue, il fût renvoyé du groupe juste après ! Il mourra un an plus tard. La carrière des Stones allait suivre son chemin avec la valse des guitaristes, les excès en tout genre et des moments artistique puissant!

Puis ce furent les années 80, ces années terribles pour les Stones ou il y eut des brouilles, des insultes, des disques totalement ratés, des carrières solos épouvantable (n’est ce pas Mick ?). Des années ou personne ne voulait des Stones. Dans la tête de tout le monde le groupe était séparé et il n’y avait pas beaucoup de chance pour que les frères ennemis (Keith Richard et Mick Jagger) ne se reparlent. Mais il y eut un drame qui les rapprocha. Le 23 décembre 1987, Ian Stewart, le clavier du groupe, l’ancien Road manager, l’un des fondateurs des Stones (le 6éme Stones en fait !) était retrouvé mort dans la salle d’attente de son médecin. Quelque jour plus tard, dans un petit village du Sussex, à l’enterrement de Stu, les Stones se retrouvèrent. Entourés d’une légion de vieilles gloire du blues rock Anglais (Eric Clapton, Jimmy Page, Glyn Johns…) ils se tenaient les uns contre les autres, en pleurs. Les photos prises ce jour là sont probablement parmi les plus émouvantes de leur (longue) saga.

Ce fût la veuve de Stu qui le demanda  et en sa mémoire la maison Stone se remit en marche. Ils commencèrent par enregistrer un album de meilleure facture que précédemment. Même si les sessions furent longues et pleines d’aventures (notamment des bagarres), il en ressortit que les Rolling Stones allaient reprendre la route pour une série de concerts en 1989 et 1990.


Tout le monde craignait le pire, on eut que le meilleur !  J’ai vu trois concerts de cette tournée, les Stones étaient magnifiques ! Ils éblouissaient par leur classe et leur talent. Ecoutez donc ce live (qui fût donc pris sur cette tournée) et vous comprendrez pourquoi je dis haut et fort qu’il s’agit d’un des plus grands moments de la carrière des Stones. Une tournée qui était la première sans Ian Stewart mais aussi la dernière de Byll Wyman, le bassiste annonça à la fin de leur long voyage qu’il quittait le groupe (trop vieux !) mais ça c’est une autre histoire ! 


MERMONTE : 2éme album

La découverte de la semaine : Mermonte. Ce collectif Rennais vient de sortir un réjouissant deuxième album sur le remarquable label Parisien Clapping Music. A la base de se projet se trouve un multi instrumentiste confirmé : Ghislain Fracapane. Alors qu’il est jeune trentenaire, il décide de se lancer dans un projet qui permettrait de rassembler tout les artistes qu’ils l’ont inspiré : Beach Boys, Cure, Beatles, Jim o’Rourke, Tortoise, Gastr del Sol… Des influences plutôt larges !

Il se concentre sur la composition, les arrangements et la production. Avec l’aide de quelques amis il enregistre un premier album autoproduit. Devant un tel talent la presse, la blogosphère et les radios s’excitent ! Il se voit proposer de jouer ses titres sur scène, il appelle alors ses mêmes amis et c’est entouré d’une troupe de 10 musiciens qu’il se lance sur une tournée à succès qui les amènera des Inrock Lab aux Vieilles Charrues.


Le collectif en profite pour se lancer dans la production d’un deuxième album dont voici un premier extrait. Un disque plein de mélodies, de guitares, de violons, un disque travaillé et plein d’une beauté presque … classique. La France a un nouveau talent, il s’appelle Mermonte ! 


jeudi 8 mai 2014

JACK WHITE SE LANCE DANS LE MARKETING DU VINYLE

Dans une vidéo postée hier sur internet Jack White, l’ancien White Strype, accompagné de son associé chez Third Side Record son label déclame toutes les nouvelles technologies que le vinyle de son prochain album « Lazaretto » (sorti prévu le 10 juin) contiendra !

On y va : sur la face A on retrouvera deux titres cachés … sous l’étiquette du rond central. On trouvera aussi des passages ou le morceau sera différent suivant qu’il soit passé en 45 T ou …78 T. Sur la face B, en fonction de l’endroit où l’aiguille sera posée on pourra écouter le disque en électrique ou en acoustique.  


Depuis son studio laboratoire Mister White veut décidément vraiment nous faire acheter du vinyle. Espérons juste que le disque soit artistiquement à la la hauteur de la technologie engagée ! 


mercredi 7 mai 2014

DISCO ANTI NAPOLEON

Nouvelle découverte de la semaine, voici Disco Anti Napoléon. Originaire de Nantes et produit par PEGASE (accessoirement frère du bassiste), le groupe a sorti un EP quatre titres sur le label FTVR du même PEGASE. Ils ont joué aux Transmusicales de Rennes, ils ont été repérés par le Mouv,  France 4 et le concours INROCK LAB. Tout ceux qui ont eu la chance de les voir parlent d’un grand groupe en devenir ! Découvrez cette jeune formation dont tout le monde parle !