Bon vu le beau temps de ces
derniers jours et les grosses averses, il me semble que ce sympathique morceau soit
de circonstances ! Il s’agit de la chanson éponyme du film « Chantons
sous la pluie » de Stanley Donen avec Gene Kelly en 1952. Voilà, tout le monde connait ça et c’est super
chouette !
Ah oui, point important, pour le
film ils n’ont pas attendu la pluie mais ils se sont servis de tuyaux d’arrosage,
ce qui est plus pratique pour arrêter la pluie !
Les rockers du Cœur! Voilà
comment nous pouvons présenter cette compilation et le projet qui l’accompagne.
Sous l’égide de l’association Ave The Sound (south of nowhere), des
compilations sont publiées dont les bénéfices sont versés aux hôpitaux du sud
de la France pour offrir des chaines stéréos pour les services d’enfants
malades, pour les aider à vaincre la maladie. En effet il est prouvé que la
musique peut aider dans les maladies lourdes comme l’Autisme, Alzheimer ou
Parkinson.
Comme la plupart d’entre nous,
les membres de l’association ont été confrontés à la maladie, c’est pourquoi
ils se sont adressés à des musiciens et
des groupes du sud de la France tous fascinés par les sixties et qui occupent
le terrain.
En dehors d’une bonne action, ces
compilations sont épatantes : on retrouve dessus les Niçois des Playboys,
Dino Farfisa ou autre Pony Taylor ! Guitares fuzz en avant, rythmique psyché et ce
bon vieil orgue Farfisa qui répond aux guitares. Un vrai délice pour les
oreilles.
La nouvelle compilation sort en
ce moment et regroupe une douzaine de groupes du sud (entre Marseille, Nice ou
Aix), un vrai festin, parfait pour l’été qui arrive !
Attention ces hommes en noir sont
dangereux ! Depuis leur formation en 1975 et jusque aujourd’hui les
Stranglers promènent une réputation de danger public et pourtant il s’agit là
d’un des groupes les plus originaux et des plus talentueux de son époque. Formé
par le guitariste chanteur Hugues Cornwell, un étudiant en chimie, et le
bassiste Français Jean Jacques Burnell, ils trouvérent leur voie et leur musique
quand ils furent rejoint par le clavier Dave Greenfield et le batteur Jet
Black.
Le groupe commença sa carrière en
plein mouvement punk et fût donc logiquement assimilé à celui-ci. Pourtant on
est bien loin de la musique des Clash et autre Sex Pistols ; avec leur
clavier et leurs chansons plus longues, les Stranglers revendiquaient beaucoup
plus les Doors que les Who. Et si le groupe produisait des titres moins
« destroy » que les autres, il en demeurait pas moins largement aussi
subversif et dangereux que les autres voir plus ! Ainsi on ne compte plus
les bagarres dans leurs concerts, largement encouragés par le groupe, les
interdictions et autres séjours en prison.
« Golden brown » est le
plus gros succès du groupe. Présent sur le concept album « la
folie », le 6 éme album du groupe en 1981. Personne, à part le groupe, ne
croyait en ce titre surtout pas la maison de disque EMI qui voulait s’en
débarrasser ! Lorsque les radios Anglaises se mirent à le jouer, se fût
presque un miracle pour le groupe. Le morceau grimpa dans les charts jusqu’au
numéro 2 et fût certifié disque d’or.
Il s’agit d’un morceau à part
dans la discographie du groupe, il fût composé par le clavier Dave Greenfield,
qui se servit pour l’occasion d’un clavecin. La chanteur Hugues Cornwell mit un
point d’honneur à faire planer le doute sur les paroles. Le concept de l’album
« La Folie» était l’amour et en Anglais « Brown » signifie
héroïne en argot, ce qui pouvait passer pour une aubade à la drogue ! Des
années plus tard JJ Burnell le bassiste affirma que le titre parle d’une fille
d’origine Antillaise que le groupe avait croisée. On s’en fout, juste compte
une grande chanson, qui fut un grand hit pour un des groupes majeurs depuis
trente ans.
Aujourd’hui les Stranglers
tournent toujours regroupés autours du duo Burnell/ Greenfield, Hugues Cornwell
a quitté le navire en 1990 et Jet Black est trop agé (plus de 70 ans) pour
supporter le rythme incessant des tournées. Un grand groupe à redécouvrir d’urgence !!!!!!!!!!
Ce morceau est un encouragement
pour tous ceux qui désespèrent et qui persévèrent, un hymne au courage, bref
voici la revanche du vengeur masqué et dans ce rôle chez nommé Mirvaïs.
Voici un garçon qui fit partie de
Taxi Girl et à la fin du groupe tout le monde préférait se tourner vers Daniel
Darc que vers le gentil Mirvais plein de talent mais bon… Commence alors une
longue, très longue traversée du désert pour un musicien de talent certes mais
pas vraiment … people ! Entre 1986 et 2000 il sortira deux albums avec sa
compagne Juliette sous le nom « Juliette et les indépendants », un
album solo et produira beaucoup de
groupe et d’artiste avec un tel succès que pour survivre il devra faire des
enquêtes dans la rue. C’est vous dire si ca marchait pour lui….
Un jour, il découvre les
ordinateurs et il se lance dans la composition avec ceux-ci. Il écrit quelques
titres, compose un album et le propose à plusieurs maisons de disques qui ne se
pressent pas pour le signer. Un beau jour son copain photographe Stéphane
Sednaoui part aux USA en reportage. Il emporte dans ses bagages une cassette
avec les titres. Et voilà notre copain photographe qui fait une cession photos
avec … Madonna (elle-même). A la fin de la séance il lui fait écouter un peu de
musique et voilà que la super star Américaine tombe sous le charme du looser
has been parisien. Et voilà comment
notre amis Mirvais se retrouve aux USA pour produire et composer des titres
Madonna, dont le fameux « Music »
.
Quand il est aux USA Miravais en
profite pour fourguer ses titres à une maison de disque, qui est toute
contente, dont ce « naïve song » qui sera la musique de pub officiel
pour Apple et Mac Donald ! Pas mal hein ! Et de grand looser has been,
Mirvaïs est devenu une star planétaire. On dira ce que vous voudra mais moi les
belles histoires comme ça cela m’a toujours ému, surtout que le titre est
superbe !
Ce titre s’appelle un gold !
Ce qui veut dire en langage clair, un hit absolu, une chanson que tout le monde
connait. Ecrite en 1975 par le duo Chris Stein et Debbie Harry pour leur groupe
« Blondie », le titre sortira enfin en 1978 et permettra au groupe de
s’ouvrir pour la première fois les portes des hits parades !
Contrairement à ce que l’on
pourrait penser « Blondie » fût un vrai groupe qui fit ses armes dans
les clubs New Yorkais en compagnie des « Ramones » ou autres
« Talking Heads ». « Heart of glass » est un hymne au New
York de la fin des années 70 et de ses clubs. La chanson est présente sur
tellement de BO et de pubs que la liste serait trop longue ici à faire.
Aujourd’hui « Blondie »
existe toujours et continue à tourner autours du duo magique qui reprend à
chaque fois « Heart of Glass » qui est devenu une sorte hymne du
groupe.
Une de mes chansons favorites du
bel Etienne, et pourtant ce n’était pas gagné ! Quand Daho se met à
travailler sur l’album « Nos vies Martiennes » il sort d’un succès
énorme et d’un changement de statut avec son album « Pop Satory », de
sympathique chanteur de pop variété il est devenu un artiste majeur de son
époque tant sur le plan artistique que commercial !
C’est à Londres que Daho se
réfugie pour préparer la suite de sa carrière et c’est là qu’avec l’aide de son
guitariste Xavier Geromini dit Tox, qu’il se lance dans la composition de son
quatrième album.
C’est dans la capitale Anglaise
qu’il découvre une série de groupes et chanteurs à guitare comme Bill Pritchard
ou les Jesus and Mary Chain qui seront les principaux inspirateurs de
l’album ! Finit les synthés et autres joujoux électro les deux compères se
lancent guitare en main pour une série de chansons ou la guitare sonne comme
aux plus beaux jours. A l’époque Etienne Daho vit une période un peu noire d’un
point de vu personnel et c’est ce malaise qui est l’inspiration des
paroles. Un grand titre pour un Daho qui
n’a jamais aussi bien chanté (hum hum !!).
Je me suis aperçu ce matin que je
n’avais jamais proposé un titre de Benjamin Biolay et bien voilà c’est chose
faite ! « Dans ma Merco Benz » est issue de l’album Trash Yéyé
de 2007, qui est un peu le tournant de sa carrière.
Il s’agit tout d’abord d’un
tournant artistique, avec ce disque Biolay se détache de ses influences pop
indie qui lui vont pas bien pour enfin assumer son rôle de nouveau chef de file
de la chanson Française dans la ligné de son idole absolu Serge Gainsbourg.
Un tournant économique, il ne va
pas tarder à quitter sa maison de disque
EMI, et commencer à s’autoproduire avec succès, et enfin sur le plan personnel
puisque il devient papa à la même époque et on peut dire sans s’avancer que les
paroles de la chanson sont dédiées à sa fille et surtout la mère de celle-ci
Chiara Mastroianni.
Bref un morceau symbole et
sympathique pour un chanteur au succès mérité et qui demeure un des musiciens
les plus talentueux de sa génération.