Une vraie découverte ! Venu du grand Ouest Breton, (Rennes
précisément) les quatre garçons et la fille de « Sudden Death of Stars »
viennent de sortir un deuxième album exceptionnel. Leur psyché rock est
renversant !
La perfide Albion ne s’y est pas trompée car le groupe joue très
souvent là bas et il a réussis le tour de force de s’y faire un public ! Ecoutez,
c’est super !
Dans la série les chefs d’œuvres oubliés
voici les fabuleux Wall of Voodoo avec leur « Mexican Radio », le hit
du groupe !
Formé à Los Angeles en 1979 par
le chanteur Stan Ridgway et le guitariste Marc Moreland, le groupe mélangeait
allégrement musique de films et mélodies pop dans un joyeux capharnaüm plein d’originalité.
C’est en se promenant en voiture
au Mexique et en écoutant les radios locales que Ridgway eut l’idée de ce
morceau qui trouva un écho énorme auprès des radios de la côte Ouest. Peu de
temps après le chanteur quitta le groupe pour mener une carrière solo épatante
sur laquelle nous reviendrons bientôt.
Le voici enfin l’album le plus
attendu de l’année, ou du moins du printemps : l’album solo de Damon
Albarn. Il y a quelques semaines nous vous avions fait découvrir le premier
extrait de cet album et avec la sortie du disque un deuxième extrait avec ce
« Lonely Press Play ».
Que dire de Damon Albarn ?
Tellement de choses, trop de choses… Depuis l’arrivé sur le circuit de Albarn
avec son groupe « Blur », il a réussis l’exploit de mettre en place
une carrière et une œuvre passionnante avec ses différents projets (Blur,
Gorillaz, the Good-the Bad and the Queen..).
Et même si il a pratiquement toujours travaillé seul c’est la première fois que son nom apparait seul sur une
pochette !
Un disque qu’il a longuement
imaginé et composé, en retournant sur les lieux de son enfance. Un disque qui
marque un retour aux sources pour celui qui fût un des héros de la Brit Pop. Le
must de ce printemps !
Le 13 Janvier 1968 fût une date
importante, pour ne pas dire déterminante pour la carrière de Johnny Cash : il se produisit pour deux
concerts exceptionnels au pénitencier de Folsom devant un parterre de
prisonniers et de personnels pénitentiaire.
C’est en 1955, alors qu’il
effectuait son service militaire en Allemagne que Johnny Cash avait vu un
documentaire sur « Folsom ». Il avait été marqué par la violence et
la détresse des prisonniers et il en avait tiré son premier titre « Folsm
Prison Blues ». Un titre qui, a sa sorti en 1959, l’avait projeté en tête
des hit parades.
La chanson évoque les pensées
d’un bagnard qui entendant le train
passer, raconte sa vie et explique comment il a n’a pas écouter sa mére, qu’il
a joué avec une arme à feu et surtout comment il a tué un homme à Reno pour
juste voir comment il mourrait ! Cette dernière strophe fit beaucoup
polémique.
Rapidement Johnny Cash devint une
sorte d’icône des prisons et il commença à se produire dans quelques unes au
Texas, mais son objectif était d’aller à Folsom. Ce qui lui était interdit par
l’administration pénitentiaire. Il réussit à avoir l’autorisation fin 1967 et
c’est avec Carl Perkins et sa compagne June Carter qu’il se produisit pour deux
concerts, à 9h 30 et 11 h 30, ce 13
janvier.
A l’époque sa carrière est au
plus bas, il sort juste d’une longue dépendance à la drogue et il est englué
dans un divorce qui le fait rejeter d’une partie de son public. Il compte sur
ces concerts et l’enregistrement d’un album live pour relancer sa carrière.
CBS, sa maison de disque, ne croit pas au projet et amène le minimum. Ils
auront tort : les concerts sont superbes et l’album live qui en sortira
(d’où est tiré ce « Folsm prison blues » magnifique qui ouvrait les
concerts) fût un succès énorme. Le disque fût le premier disque en concert n°1
des ventes ! Un succès qui permet à Johnny Cash de relancer sa
carrière !
Quelques années plus tard, en
1971, il se enregistra un autre album live mais cette fois au pénitencier de
Saint-Quentin mais là c’est une autre histoire.
Le 21 Septembre 2011, sur son
site internet le groupe REM annonçait sa séparation. C’était la fin d’une
aventure de 23 ans qui avait vu un petit groupe indie d’Athens en Georgie
conquérir les sommets des hit parades mondiaux. REM (qui est signifie Rapid
Eyes Mouvement) est la rencontre de plusieurs personnalités : le chanteur
Michael Stipe, poète à la limite de l’autisme qui avait vu dans la musique une
thérapie pour soigner sa solitude, le guitariste Peter Buck archange de la six cordes, fan des Byrds et
autre groupes folk rock sixties, du discret mais efficace bassiste Mike Mills
et du batteur tout en finesse Bill Berry. Quatre types au look d’étudiants qui
allaient rapidement devenir les stars des campus Américains et des fameuses
Radios Collèges, qui émettent depuis les campus et jouent un rôle déterminant
dans la diffusion de la musique aux USA. Pas un hasard donc si le groue venait
de Athens qui est une des plus grosses villes universitaires Américaines.
Le groupe devait beaucoup aux
paroles, souvent énigmatiques de Stipe et à la fluidité du jeu de guitare de
Buck. La plupart des grands groupes sont l’alliance d’un duo, chanteur et
guitariste et REM ne dérogea pas à cette règle. Dés son premier concert, dans
une église, le groupe se plaça comme un successeur naturel du Jefferson
Airplane et (toujours) des Byrds.
En 1991 REM sort son sixième
album, et le premier pour la multinationale Warner « Out of time ». C’est sur ce disque que se trouve « Losing my religions » qui demeure
le plus grand succès du groupe. Le titre est fortement marqué par la mandoline
que Buck venait juste d’acquérir et essayait d’apprendre à en jouer. Il trouva
le riff, puis le groupe en entier travailla les arrangements avant que l’orchestre
national de Georgie n’y rajoute des cordes. Pour les paroles, Michael Stipe,
comme souvent, improvisa et fit que une seule prise de voix. Il s’inspira,
selon lui, d’une relation entre deux personnes dont une désire l’autre. Il
incorpora, pour brouiller les pistes, plusieurs expressions du sud des Etats
Unies !
A sa sortie le titre se retrouva
en tête de la plupart des hits parades mondiaux et est devenu depuis un
classique de la pop Américaine. Un grand titre pour un groupe qui connût là son
apogée !
Si il y a bien un spectacle qui
fit couler de l’encre et déclencha des polémiques, ce fût certainement la
comédie musicale « Hair , qui
se joua d’abord à Brodway en octobre 1967, puis à Paris au théâtre de la porte
Saint Martin en 1969. La comédie de Galt Mc Dermot, James Rado et Gerome Ragni
était le parfait produit de la contre culture hippie et de la révolution
sexuelle. Largement influencé par le courant New Age, un mouvement qui se basait sur la spiritualité.
Le spectacle provoque mille remous et protestations, principalement parce que
les acteurs se mettaient nu sur scène à la fin du spectacle.
« Hair »est l’histoire
d’un jeune homme qui se bat pour ne pas aller au Viet Nam, il déambule avec sa
bande de hippies et essaye désespérément d’échapper à la conscription. Quand
finalement il se retrouve incorporer, il réussit à créer un vrai mouvement chez
les hommes de son peloton qui a leur tours refusent la guerre. Un sujet presque
naïf si la pièce n’était pas remplie de deuxième degré, comme cette chanson « Let the Sunshine
in ». Si en Français, elle fut traduite par « laissez entrer le
soleil » (ce qui est la traduction littérale) et interprétée par Julien
Clerc ( !!!!!) , la version Américaine pouvait laisser planer le
doute car « Sunshine » désignait aussi la petite pilule inventé par Timothy
Leary connut aussi sous le nom d’acide !
« Please Mr Postman »
fût le premier titre que les Marvelettes ont enregistré pour le label Tamla
Motown en 1961. Formé un an plus tôt, après s’être rencontré à la chorale de
leur ville natale Inskter dans le Michigan, ce quartet de jeunes filles s’est
fait remarquer au cours d’une audition par le grand patron de la Motown,
« Berry Gordy » lui-même. Il avait ce titre en stock, il était parfait pour elles et ce fût le
premier Top 100 de la mythique compagnie.
La chanson raconte comment la
chanteuse, Gladys Horton, attend le facteur qui doit lui amener une lettre de
son amoureux parti faire la guerre au Viet Nam. Ce succès aussi inattendu que spontané
permit à une génération de groupes féminins d’apparaitre comme les Suprêmes ou
Martha and the Vandellas.
Un titre qui fût repris par de
nombreux groupes, comme les Suprêmes ou les Beatles et qui demeure un standard
absolu des années 60.