Ce titre s’appelle un gold !
Ce qui veut dire en langage clair, un hit absolu, une chanson que tout le monde
connait. Ecrite en 1975 par le duo Chris Stein et Debbie Harry pour leur groupe
« Blondie », le titre sortira enfin en 1978 et permettra au groupe de
s’ouvrir pour la première fois les portes des hits parades !
Contrairement à ce que l’on
pourrait penser « Blondie » fût un vrai groupe qui fit ses armes dans
les clubs New Yorkais en compagnie des « Ramones » ou autres
« Talking Heads ». « Heart of glass » est un hymne au New
York de la fin des années 70 et de ses clubs. La chanson est présente sur
tellement de BO et de pubs que la liste serait trop longue ici à faire.
Aujourd’hui « Blondie »
existe toujours et continue à tourner autours du duo magique qui reprend à
chaque fois « Heart of Glass » qui est devenu une sorte hymne du
groupe.
Une de mes chansons favorites du
bel Etienne, et pourtant ce n’était pas gagné ! Quand Daho se met à
travailler sur l’album « Nos vies Martiennes » il sort d’un succès
énorme et d’un changement de statut avec son album « Pop Satory », de
sympathique chanteur de pop variété il est devenu un artiste majeur de son
époque tant sur le plan artistique que commercial !
C’est à Londres que Daho se
réfugie pour préparer la suite de sa carrière et c’est là qu’avec l’aide de son
guitariste Xavier Geromini dit Tox, qu’il se lance dans la composition de son
quatrième album.
C’est dans la capitale Anglaise
qu’il découvre une série de groupes et chanteurs à guitare comme Bill Pritchard
ou les Jesus and Mary Chain qui seront les principaux inspirateurs de
l’album ! Finit les synthés et autres joujoux électro les deux compères se
lancent guitare en main pour une série de chansons ou la guitare sonne comme
aux plus beaux jours. A l’époque Etienne Daho vit une période un peu noire d’un
point de vu personnel et c’est ce malaise qui est l’inspiration des
paroles. Un grand titre pour un Daho qui
n’a jamais aussi bien chanté (hum hum !!).
Je me suis aperçu ce matin que je
n’avais jamais proposé un titre de Benjamin Biolay et bien voilà c’est chose
faite ! « Dans ma Merco Benz » est issue de l’album Trash Yéyé
de 2007, qui est un peu le tournant de sa carrière.
Il s’agit tout d’abord d’un
tournant artistique, avec ce disque Biolay se détache de ses influences pop
indie qui lui vont pas bien pour enfin assumer son rôle de nouveau chef de file
de la chanson Française dans la ligné de son idole absolu Serge Gainsbourg.
Un tournant économique, il ne va
pas tarder à quitter sa maison de disque
EMI, et commencer à s’autoproduire avec succès, et enfin sur le plan personnel
puisque il devient papa à la même époque et on peut dire sans s’avancer que les
paroles de la chanson sont dédiées à sa fille et surtout la mère de celle-ci
Chiara Mastroianni.
Bref un morceau symbole et
sympathique pour un chanteur au succès mérité et qui demeure un des musiciens
les plus talentueux de sa génération.
Quand j’ai appris qu’il y avait
une biographie de Vince Taylor qui sortait, j’étais avec un ami qui m’a
simplement dit « Là par contre il y a des choses à dire ! ». Effectivement
pour décrire la carrière et la vie de Vince Taylor il y a beaucoup à dire. Pour
ne pas mentir je savais sur lui ce que le commun des mortels sait : Vince Taylor avait
fait une carrière en France au début des années 60, il s’habillait en cuir noir
et qu’il avait tenté de nombreuses fois des « come-back » qui avaient
tous échoués principalement à cause de ses problèmes psychologiques et de
drogues. Ajoutez qu’il avait écrit « Brand new Cadillac » que les
Clash (entre autres) avaient repris et c’est à peu prés tout. Ah si, Bowie
avait écrit Ziggy Stardust pour lui et que les légendes les plus folles courait
à son sujet. En fait tout le monde avait une bonne anecdote sur Vince Taylor.
Je viens de finir le la
biographie que lui a écrite Fabrice Gaignault et la première idée qui me vient
à l’esprit est : quel gâchis ! Vince Taylor est probablement
l’incarnation définitive de ce que doit être le rock and roll avec tout ses
bons et mauvais côté.
Commençons par le début, Vince
Taylor s’appelle en réalité Brian Holden, né en Angleterre dans une famille
modeste qui s’exile juste après la guerre aux USA. A l’adolescence il découvre
le rock et décide de rentrer au pays où il connait un début de succès. C’est au
cours d’une tournée au début des années 60 qu’il découvre ce qui va être sa
terre d’adoption : la France.
Repéré par Eddy Barclay qui en
fait son objectif il commence à tourner dans toutes nos belles provinces, vêtu
de sa célèbre tenue de cuir noir (en réalité une combinaison de ski qu’il avait
acheté à Londres), de sa chaine autours du cou (une médaille de Jeanne d’Arc)
et de son célèbre déhanchement qui en fit la cible principale des opposants à
cette nouvelle musique. Sur scène il déclenchait des réactions particulièrement
violentes et malheureusement le public de blousons noirs qui le suivait mettait
un point d’honneur à transformer ses concerts en mini-émeutes ! Question
enregistrement on ne peut pas dire que le monsieur chôma puisqu’il produisit la plupart de ses titres
entre 1958 et 1964. Pour vous donner une idée son premier album pour Barclay
fût enregistré en une nuit sur un deux pistes. A l’époque il collectionne les
petites amies célèbres (comme Brigitte Bardot) ou anonyme avec une facilité
déconcertante.
Mais les premiers problèmes arrivent
et bientôt sa violence avec les femmes ne sera pas une légende comme nous le
rappelle ici son biographe. Remarquablement entouré par son groupe les
Play-Boys, avec le célèbre batteur Bobby Clarcke, il offre une vision sauvage
et bestiale de ce qu’est le rock ! A l’époque il fréquente Gene Vincent et
tout le Paris branchée se précipite à ses concerts. Mais bientôt c’est le
Palais des sports et son saccage en beauté par le public. La presse se déchaine
contre celui qu’elle désigne comme responsable ! Commence alors la
descente aux enfers.
Lâché par Barclay, il se réfugie
à Londres où il goute pour la première fois aux drogues, c’est à cette époque
qu’il croise un jeune chanteur qui est fasciné par lui, un certains David Jones
qui fera carrière sous le nom de David Bowie ! De retours en France il est
atteint de sa première grosse crise de folie, il devient mystique et se prend
pour le frère de Jésus.
Pour relancer sa carrière son
manager de l’époque le fait jouer à la Locomotive en mai 1965. Il arrive sur scène
dans un sac en patate avec une bible à la main. Le concert est un four, il
hurle des incantations pendant que le groupe le plus fort possible pour bloquer
son débit.
C’est à partir de là que Fabrice
Gaignault a fait un travail remarquable, il a réussis à suivre toute la vie de
Vince Taylor et c’est juste impressionnant. Hôpitaux psychiatriques, alcool,
drogue, tournées minables, concerts ratés, il s’enfonce de plus en plus… Il vit
à droite et à gauche d’hypothétiques fiancées que trop souvent il bat ! Il
va connaitre une pléthore de managers qui vont tous essayer de relancer sa
carrière ! Rien n’y fait, ni les tournées revivals, ni les hypothétiques
concerts en province. Il se retrouve à chanter à Pigalle dans les bars, puis
s’exile à Macon ou cela tourne au drame quand il est racketté par des voyous
locaux. Qui veut encore de l’ex idole de cuir noir dans une époque qui prône
l’amour et les guitares sèches ?
A son retour à Paris il devient
plongeur dans un restaurant Grecque avant de chanter dans ce même restaurant
quand le patron le reconnait. En 1977 les Punks le considèrent comme un dieu
vivant mais là encore c’est n’importe quoi il essaye de chanter avec les
Clash : s’est un massacre. Pourtant à l’époque Jacky Chalard avec son
label Big Beat essaye de relancer sa carrière. Il va même le faire enregistrer
un nouveau disque mais le grand Vince n’a plus de dents et a du mal à assurer
en studio. Ce sera sa dernière tentative de retours. En 1983 il se marie et
part s’installer en Suisse ou il décède le 27 Août 1989 d’un cancer des os.
C’est cette histoire que nous
raconte Fabrice Gaignault, une épopée trop dramatique pour être vraie et
pourtant c’est juste la vie de Vince Taylor, qui méritait bien un tel hommage. Avec
pleins de détails et d’anecdotes on peut dire que l’auteur lui a rendu un bel
hommage !
Pour clôturer cet article sur
Vince Taylor je voudrai juste rappeler la phrase de Eliott Murphy qui résume
tout : « Le rock’n Roll ne ment, il ne promet jamais une fin
heureuse ! » On peut appliquer ça totalement à Vince Taylor !
Dans le cadre du « Rock’n
roll hall Fame » Nirvana s’est reformé le 11 Avril dernier. Oui vous avez
bien lu, les légendes de Seattle ont décidé de reprendre du service pour un
soir ! Bon, comme vous pouvez vous en douter le groupe n’était pas au
complet, il manquait un membre, on vous dira pas lequel mais vous je suppose
que vous savez qui c’est….
Comme le membre en question est
plutôt important pour l’ensemble du groupe, il a bien fallu faire appel à des remplaçants
et nos facétieux amis ont décidé de remplacer leur chanteur (indisponible !)
par des … chanteuses !
Parfaitement des filles, mais pas
n’importe lesquelles, Joan Jett, Kim Gordon et Saint Vincent ! Le résultat
est plus que à la hauteur et nous pouvons le dire : ce fût un grand moment !
En voici les preuves !
Il y a quelque jour le chanteur
Belge Arno a fêté ses 65 ans avec deux concerts exceptionnels à Ostende, une
occasion de revenir sur la carrière d’un chanteur qui est aujourd’hui un des
plus dignes représentants de ce que peut être la culture Européenne !
Arno donc de son vrai noms Arnold
Charles Ernest Hinjtens (on comprend qu’il ait changé !), citoyens Belge.
En 1970 il crée son premier groupe Tjens Couter, qui connaitra un petit succès
en Belgique et avec lequel il gagnera le tremplin du Golf Drouot. Mais le gars rêve
d’autre chose, un groupe beaucoup plus ambitieux, un groupe qui mêlerait la new
wave, le blues et la chanson. C’est sa rencontre avec le guitariste Jean- Marie
Aerts qui va précipiter les choses. Ensemble ils créent en 1977 le Tc Band, qui
en 1980 devient TC Matic.
Il faudrait des heures et des
pages entières pour pouvoir expliquer l’importance et le talent du groupe. Un
groupe qui commencera sa carrière dans
des espèces de kermesses Belges, une sorte de bal de campagne d’où ils
sortiront bientôt pour se lancer sur le circuit Européenne avec comme point de
départ les Transmusicales de Rennes en 1983. Un groupe qui en quatre albums
allait devenir un must absolu. Ils n’hésitèrent pas à chanter « Putain,
putain, c’est vachement bien, on est tous des Européens ! », ils revisitèrent
le blues, la rumba, le rock et le tango avec une assurance… tranquille. Mais
parfois les groupes se fatiguent et suite à une tournée désastreuse en première
partie de Simple Minds, les TC Matic se séparent. Arno allait enfin pouvoir devenir Arno !
Ce fût avec l’aide du fidèle Jean
Marie Aerts qu’il se lance dans une carrière solo. Avec sa voix cassée à la Tom
Waits et sa culture impressionnante du Blues et de la chanson il s’éloigne
assez vite de l’univers de son ancien groupe pour une musique plus personnelle
qui se rapproche souvent de la chanson cabaret.
En 1991 il fonde même un groupe
de blues « Charles et les Lulus », avec des bluesmen Belges confirmés,
pour un album superbe. A côté il n’hésite pas à reprendre Adamo à sa sauce (« les
filles du bord de mer »), Jacques Brel ou même Dutronc et Abba. Mais c’est
sur scéne que ce personnage atypique prend toute son ampleur. Une scène où il arrive à faire côtoyer ensemble la guitare
électrique et l’accordéon dans un joyeux mélange. Précipitez vous sur les lives
(trois au compteur) pour vous rendre compte du talent du bonhomme.
Fort de 12 albums et de plus de 1 000 concerts,
le chanteur Belge est devenu une vraie icône dans son pays où il a obtenu plusieurs
fois l’équivalent des victoires de la musique. Grâce à lui la scène Belge est décomplexée
et connait à l’heure actuelle des sommets artistiques dans la veine d’Arno, c'est-à-dire
un mélange des genres parfois hasardeux mais toujours intéressant.
C’est l’artiste le plus célèbre
de Belgique qui vient de fêter ses 65 bougies, espérons qu’il en soufflera
encore beaucoup !
Si aujourd’hui Caen est connue
pour être un bastion de la pop made in France (Granville, Concrete Knives...),
la cité Normande fût au début des années 80 l’un des bastions du rock Français
avec les incroyables Valentino.
Si vous lisez le dictionnaire du
rock, vous pourrez lire que le groupe avait " la grâce " ! La
grâce c’est sur, mais surtout du talent, un énorme talent … Fondé sur les
cendres de « Bye Bye Turbin » le groupe punk de Caen, les Valentino ont tout d’abord été un trio, qui comprenait Erick Gervais (guitare et chant),
Bernard Beuneiche à la basse et enfin le batteur Patrick Pannier. Un trio qui chantait
en Anglais sous le noms des "Misfit". Lassé de la langue de
Shakespeare, le groupe se mit à composer des titres en Français et changea de
patronyme en 1982.
Pour les besoins d’une
compilation de groupes locaux, le trio enregistra en 1984 « Mati »,
qui allait devenir un des titres de leur premier 45 T. Un titre que les
radios locales se mirent à jouer en boucle. Un succès aussi mérité qu’inespéré
qui leur permettra l’année suivante de rejoindre l’écurie du label « New
Rose » et d’enregistrer un premier six titres toujours en trio.
Elle est belle l’équipe qui
s’occupe de ce disque, les voisins Rouennais sont venus prêter main
forte : Eric Tandy aux paroles de « ce matin » et monsieur
Dominique Laboudée lui-même, qui a délaissé quelques temps ses
« Dogs », pour le mixage. Dire que le disque est grand, est un
pléonasme et dans la France des années 80, ce disque fut vécu par l’ado
boutonneux que j’étais comme une bouée dans l’océan.
Il faudra attendre 1987 pour que
sorte enfin le premier (et unique à ce jour) album des Valentino qui se sont
renforcés pour l’occasion d’un deuxième guitariste, Marco Periz, ancien
guitariste des Alligators, épatant groupe de Rockabilly de Caen. Mais bon il y
a un problème Valentino qui pourrait se traduire par trop de talent (« Too
much class for the neighbourhood ! ») et malgré une critique
dithyrambique et des concerts épatants, le manque de succès et les galères
habituelles ont raison des magiciens Normands en 1988.
Avril 2014, surprise ! Voilà
qu’à l’occasion de la venue des Olivensteins, à Caen on annonce qu’en première partie, les
Valentino se reforment autours du duo fondateurs Erick Gervais et Bernard
Beuneiche le 29 mai au BBC .
Ce soir là, les Valentino furent
plus qu’à la hauteur de nos espérances, juste fabuleux! Erick Gervais au centre
de la scène a la classe des plus grands et sur le côté Bernard Beuneiche a la
banane de ceux qui sont juste heureux d’être là. Un set court mais qui se
clôture par la reprise de « Secret », le classique des Dogs en hommage
à un Dominique Laboudée qui aurait été trop content d’être là !
Espérons juste que ce come back,
plus que réussit, ne sera pas un one shot et que le groupe nous offrira encore
des moments pareils. Les Valentino sont de retours ! Et ça cela s’appelle
une très bonne nouvelle.