jeudi 28 août 2014

BILLY RATH (1948-2014)

« Billy Rath est mort, le rock a perdu un de ses plus grands bassistes». Voilà la phrase que l’on pouvait lire sur différents sites internet le 17 Août dernier.

Billy Rath, originaire de la grosse pomme, il avait rejoint en 1976 Johnny Thunders, Jerry Nolan (tout deux ex New York Dolls) et le guitariste Walter Lure dans les Heatbreakers, le groupe le plus emblématique de la scène de New Yorkaise. Il avait remplacé à ce poste le légendaire Richard Hell que Thunders avait viré pour devenir le seul leader du groupe. Billy Rath avait enregistré avec le groupe au cours de l’été 1976, LAMF, un des plus grands albums du rock, un disque brut et violent pleins de rock qui allait définir les contours du punk rock.

 Sous la pression de leur manager, Bob Gruen, qui veut les éloigner de leurs mauvaises habitudes, (ils sont tous junkies affirmés) le groupe débarque à Londres en novembre 1976. Pantalons en cuirs moulants, bottes aux pieds, chemise blanche, tachés de sang et fines cravates, les Heatbreakers font sensation dans la ville. Ils doivent participer à l’Anarchy Tour avec les Sex Pistols mais la tournée est moult fois interdite alors ils se concentrent sur Londres ou ils jouent et rejouent. « Born to Lose » leur single devient l’hymne d’une génération ; quel titre ce Born to lose ! En avril 1977 ils jouent à Paris, au Bataclan pour évangéliser les foules. Bandeau dans les cheveux sa légendaire Gibson en main, Thunders est le héros, le combattant définitif du rock. A côté Billy Rath assure tranquillement et parfaitement le boulot.

Mais bon, le groupe est fatigué, trop de drogues, trop d’alcool, trop de relationnels explosifs… En mars 1978 Jerry Nolan quitte le groupe et Thunders s’embarque pour une carrière solo. Billy Rath rentre à New York, se soigne et retourné à l’université pour étudier la psychologie et la théologie. Régulièrement le groupe se reforme, à Paris ou à New York mais les mauvaises habitudes poussent Billy Rath à quitter définitivement le groupe pour « ne pas mourir » selon ses dires.

Totalement désintoxiqué, il devient conseiller social pour aider les drogués à s’en sortir. Il rejoint une église baptiste et l’ex Punk se convertit en prêcheur. Reconversion plutôt bizarre, surtout que au début des années 2 000 il reforme un groupe « The Pirate’s Street » avec lequel il enregistre des albums et donne des concerts principalement en hommage à Johnny Thunders et Jerry Nolan tout deux décédés dans les années 80. Mais la maladie le rejoint et en novembre dernier sur sa page Facebook il annonçait sa maladie et remerciait ses fans pour leurs soutiens.


C’est donc le 17 Août dernier qu’il est décédé, « Born to lose » à perdu son bassiste, la légende des Heatbreakers continue ! 


mercredi 27 août 2014

PIERRE VASSILIU (1937- 2014)

Et de trois !  C’est le 17 Août que le chanteur auteur compositeur Pierre Vassiliu est décédé à Sète ou il résidait depuis une dizaine d’année ! Si pour vous, Vassiliu est un juste un nom de la variété et de la chanson Française arrétez vous un instant : il en est beaucoup plus ! Vassiliui fût un de ces artistes multiformes qui connut plusieurs carrières et plusieurs vies.

Ancien disc-jockey et du petit conservatoire de Mireille, il avait entamé une carrière de chanteur en 1962 avec le single « Armand ». Il avait notamment fait la première partie des Beatles et de Claude François à l’Olympia. Après plusieurs succès d’estime, il devient numéro 1 des ventes en 1970 avec une adaptation de Chico Buarque, « Qui c’est celui-là ». Ce sera le point culminant de sa carrière.

En 1982, après une série de concerts à l’Olympia, il quitte la France pour aller ouvrir un cabaret de Jazz au Sénégal. L’affaire tourne au fiasco et il doit se réfugier en France ou Coluche l’héberge dans son jardin ( !). Son album « Parler aux anges » le relance et lui permet enfin de retrouver la scène et les médias. Son dernier album sortira en 2003. Il apprend peu après qu’il est attend de la maladie de Parkinson et se retire dans le sud avec sa femme.

Dans les années 90 une nouvelle génération de chanteurs Français se reconnait en lui et il devient une sorte d’icône branchée pour des gens comme Bertrand Burgalat ou Daniel Darc. Il remontra une dernière fois sur scène avec Arnaud Fleurent-Didier, un de ses disciples en 2011.


On pourra dire que Vassiliu fût un des rares à avoir réussis à mixer le Jazz, la musique Tzigane et la musique Africaine avec un vrai talent. Il fût aussi un compositeur de musiques de films et de séries TV d’avant-garde (on retiendra « Périgord noir » ou « Une fille et des fusils »). Bref un grand nom de la musique Française nous a quittés et on le regrettera ! 



mardi 26 août 2014

JOHNNY WINTER (1944-2014)

Et deuxième de la série, les morts du mois : Johnny Winter !

C’est une vraie légende qui s’est éteinte le 16 Juillet dernier à Zurich, l’un des derniers, peut-être le dernier grand guitariste du blues.
Johnny Winter est né à Beaumont dans l’état du Texas, une des grandes patries du blues. Avec son frère Edgar il commence très jeune à jouer de la guitare très jeune, il enregistre un premier disque à 15 ans en hommage aux grands noms du blues (Muddy Waters ou BB King). Une pratique de la guitare qui compense un handicap de naissance : les deux frères sont albinos !

A partir de là sa carrière est lancée ; il crée un trio avec lequel il enregistre plusieurs disques et se produit dans la plupart des grands festivals (dont Woodstock en 1969). Mais des problèmes de drogues vont l’éloigner de la scène. Il revient en 1973 avec l’énorme « Still Alive ! ». Il se fera plaisirs ensuite en participant à plusieurs albums de son idole : Muddy Waters, qui le désignera comme son successeur naturel !
La suite ne sera que tournées et enregistrements. A chaque fois, il mettait le feu sur scène avec sa guitare magique. Pas un festival de blues, pas un guitariste de blues rock ne pouvait se passer de lui. Bon camarade il partagera la scène avec des « confrères »  comme Alvin Lee ou Al Kooper…

En 2011, il enregistre un album hommage aux grands noms du blues ou il invite un grand nombre de vétérans comme lui à jouer (Al Kooper, Greg Allman, Dreck Trucks…). « Roots » sera salué par la critique comme l’hommage ultime à cette musique qui vient de là… Mais sa santé vacille, l’âge et les années de drogue se font sentir.

Ironie de l’histoire, c’est en France au festival de Cahors, qu’il donne son dernier concert le 14 Juillet, une prestation jugée énorme, avant de s’envoler pour Zurich ou il devait donner quelques concerts. C’est dans une chambre d’hôtel de la ville Suisse qu’il s’éteint le 16. La nouvelle sera d’abord connue sur internet avant que son management ne confirme sa disparition.


Le monde entier lui à rendu hommage, lui qui a déjà été intronisé au Blues Hall Fame. Avec lui, c’est un des derniers des géants qui s’en va… 


lundi 25 août 2014

TOMMY RAMONES (1949 – 2014)

Bon on le sait l’été est meurtrier, mais on peut dire que là on n’a pas été déçu ! Premier de la série à nous avoir quitté Tommy Ramones le 11 Juillet. Pour ceux qui l’ignorent, (et il doit y en avoir encore !), les Ramones furent un des groupes les plus importants voir capitaux de l’histoire de la musique : 22 ans d’existence, 2263 concerts et quelques millions de kilomètres avalés !

Tommy Ramones (Thomas Erdelyi de son vrai nom) fût le batteur d’origine de la formation New Yorkaise. A la base il devait juste être le manager producteur mais devant la carence du poste de batteur c’est lui s’assit derrière les tambours.

Dés leur premier album et leurs premières apparitions scéniques, le style Ramones est marqué : des chansons courtes, rapides avec des T-shirts, des perfectos et des converses pour le look. Un style et une marque qui ne les quittera jamais.

Tommy écrira plusieurs titres pour le groupe (dont le single «  Blitzkrieg pop ») et sera co producteur. C’est lui qui sera à la batterie pour la fameuse tournée Anglaise en 1976 avec les Flamin’ Groovies, une tournée qui devait changer bien des choses…

Pourtant si le succès critique du groupe fût présent, le succès commercial lui ne se montra que peu et les Ramones durent tourner, tourner et encore tourner à travers le monde… 150 à 200 concerts par an laissent des traces et si les albums s’enchainent  et les concerts aussi, les relations dans le groupe se détériorent et les abus aussi ! Bientôt la plupart des membres du groupe ne se parlent plus  et Tommy est le seul à ne pas avoir recours à l’alcool ou à la drogue pour tenir le choc ! En 1978, il quitte le groupe pour être remplacé par Marky Ramones.

 Il ne quitte pas le monde de la musique en devenant producteur et travaillera même sur deux albums de son ancien groupe (« Road to Ruin » en 1978 et « Too Though to Die » en 1984). Mais surtout il sera le seul à survivre aussi longtemps, les autres Ramones (après l’avoir dénigré sur son empreinte sur le groupe) s’éteindront victime des abus et de la fatigue.

Il continuera à produire des disques et formera même un duo acoustique. Une vie pour un des quatre cavaliers Ramones qui ont changé et continuent à changer la vie de beaucoup et de beaucoup….